Le Protocole de Kyoto peut être respecté sans sacrifier les travailleurs canadiens

Par Dale Marshall

Maintenant que le débat national sur la ratification du Protocole de Kyoto (ci-après « Kyoto ») est chose du passé, la table est mise pour le prochain débat : Comment le mettre en œuvre ? Avec toutes ces rumeurs sur les pertes d’emploi éventuelles, nous sommes surpris du quasi-silence autour de la façon d’en atténuer les conséquences sur le marché du travail. Ceci doit changer.

Le Premier ministre Klein, son cabinet et plusieurs associations de l’industrie sont à la tête de l’opposition à la ratification de Kyoto. Nul doute que leur tactique la plus fructueuse fut d’apeurer les Canadiens en parlant des très nombreuses pertes d’emploi qui surviendraient si Kyoto était mis en œuvre. Pourtant, nous avons pu constater, par l’observation de diverses autres actions, que le Premier ministre Klein et les porte-parole de l’industrie ne sont pas de fervents défenseurs des travailleurs, et cette situation n’a pas changé.

En fait, le mouvement syndical a massivement appuyé la ratification de Kyoto. Le plus important syndicat de l’énergie du Canada, le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier, a adhéré à une politique de l’énergie qui intègre la mise en œuvre de Kyoto. D’autres syndicats, incluant l’important et influent TCA, ont également soutenu Kyoto. Les centrales à travers le Canada, incluant le Congrès du travail du Canada ainsi que les fédérations des travailleurs de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, ont emboîté le pas.

Leur appui est justifié par l’absence de fondement des allégations de pertes d’emploi avancées par les détracteurs de Kyoto. Les recherches démontrent que, bien que quelques travailleurs de l’énergie pourraient, à court terme, perdre leur emploi, ces pertes seront compensées par la création de nouveaux postes dans les industries en émergence des secteurs de l’énergie et autres.

Les Manufacturiers et exportateurs du Canada (MEC) ont avancé que 450 000 emplois seront perdus à cause de Kyoto, donnée servie à toutes les sauces par les lobbyistes anti-Kyoto. Ce que les MEC omettent de mentionner, c’est que, durant la même période, 1,8 millions de postes – donc quatre fois plus – seront créés. Les données plus récentes faisant état d’une perte de 244 000 emplois ne tiennent pas plus compte de l’autre côté de la médaille : la création de 1,3 millions de postes.
Globalement, le nombre d’emplois augmentera dans le secteur canadien de l’énergie, et ce même après la mise en œuvre de Kyoto. Une étude commandée en 1997 par Environnement Canada démontre que l’investissement dans l’énergie renouvelable créé 60% plus d’emplois que l’investissement dans la production d’énergie conventionnelle. Le même investissement dans l’efficacité énergétique créé cinq fois plus d’emplois.
Ainsi, plus d’emplois seront créés que perdus après Kyoto, et ce, même dans le secteur canadien de l’énergie. Le problème, par contre, c’est que les travailleurs qui perdront leur emploi ne seront pas nécessairement les mêmes qui occuperont les nouveaux postes. Puisqu’il est clairement inacceptable que ces travailleurs écopent pour les programmes de lutte aux changements climatiques, il devient nécessaire qu’une stratégie permettant au Canada de rencontrer ses engagements découlant du Protocole de Kyoto soit mise en œuvre, tout en fournissant un appui et des emplois à ceux qui pourraient perdre leur emploi.
Le principe d’une transition équitable requiert que les travailleurs ne soient pas laissés le bec dans l’eau lorsque la société fait face à un besoin impératif de changement dans sa manière de faire les choses. Un programme complet de transition est composé de deux éléments : D’abord, les travailleurs de l’énergie qui sont déplacés doivent pouvoir être formés à nouveau et recevoir une éducation appropriée. De l’aide financière devrait être fournie afin de permettre aux travailleurs de participer aux programmes ainsi que des fonds de relogement pour ceux qui doivent déménager pour trouver un nouvel emploi. Pour les 13 000 travailleurs canadiens de l’énergie environ qui seront déplacés, ce programme coûterait environ un milliard de dollars, répartis sur les dix prochaines années, ce qui est peu comparativement aux surplus fédéraux annuels actuels.
Le deuxième élément de cette stratégie de transition consiste à encourager l’investissement et la création d’emplois dans les industries émergentes de l’énergie. Selon une étude commandée par le gouvernement canadien, le simple fait de mettre en œuvre des politiques permettant de rencontrer les exigences de Kyoto créera de nouvelles entreprises et des occasions d’investissement au Canada d’au moins 90 milliards $ pour les dix prochaines années. Et les occasions d’investissement entraînent dans leur foulée des occasions d’emploi.

Entre-temps, le Canada devrait aussi participer à la création d’une politique industrielle dynamique visant à écarter de notre économie l’industrie des combustibles fossiles pour rapprocher et exploiter les industries locales d’énergie durable. Le gouvernement fédéral devrait constituer un fonds consacré à l’efficacité énergétique (en prenant pour modèle le Toronto Atmospheric Fund), transférer les subventions accordées à l’énergie conventionnelle vers l’énergie renouvelable et financer le transport en commun.

L’efficacité énergétique et le développement des nouvelles technologies vers des combustibles alternatifs et des véhicules qui consomment peu, ainsi que les énergies éolienne, géothermique, solaire et marémotrice, sont des sources très riches d’occasions d’affaires. Pour la prochaine décennie, la demande mondiale pour ces sources renouvelables d’électricité devrait poursuivre sa croissance excédant les 10% connue chaque année de la dernière décennie (l’industrie éolienne du Danemark fait travailler plus de 12 000 personnes).

Optimiser l’efficacité énergétique des industries, résidences et entreprises ne peut que renforcir l’économie canadienne. Quelques entreprises ont déjà démontré que le respect de Kyoto peut être bénéfique à leur résultat net. British Petroleum, une des plus importantes sociétés d’énergie au monde, a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 10% sous les niveaux de 1990. Plus remarquable encore, ils l’ont fait avec huit ans d’avance et sans frais : La mise de fonds dans l’efficacité énergétique était récupérée par les épargnes sur les factures d’électricité. Le gouvernement fédéral pourrait encourager ce genre d’initiative en accordant des crédits fiscaux aux entreprises canadiennes qui font l’acquisition de machinerie à haute capacité d’efficacité énergétique.
Le gouvernement fédéral pourrait débourser pour tous ces investissements judicieux – ressources transitoires pour les travailleurs, subventions aux entreprises à développement durable, investissements dans le transport urbain, etc. – en utilisant les revenus générés par la vente aux enchères de permis d’émission négociables, permis qui pourraient servir dans le cadre d’un programme national d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre. En d’autres termes, une stratégie de transition équitable pourrait n’avoir aucune incidence sur les revenus.
Rappelons que l’inaction devant les changements climatiques a aussi son coût : augmentation de la pollution de l’air et autres nuisances à la santé publique, destruction des ressources naturelles et des écosystèmes dont notre économie – et même notre survie – dépendent et, enfin, des catastrophes naturelles de plus en plus graves, sous forme d’ouragans, inondations, sécheresses et tempêtes.

De toute évidence, le changement climatique peut être traité, comme peuvent l’être les conséquences involontaires des modifications et restructurations de l’économie canadienne. Le ministre de l’Environnement, David Anderson, a appuyé publiquement la stratégie de transition pour les travailleurs canadiens déplacés. Tous les sondages démontrent que la grande majorité des Canadiens croient que le Canada doit agir en fonction de son engagement d’adopter et mettre en œuvre le Protocole de Kyoto.

Le Premier ministre et son gouvernement n’ont maintenant plus qu’à exercer le leadership nécessaire et mettre en œuvre les solutions déjà disponibles.

Dale Marshall est chercheur au bureau de la Colombie-Britannique du Canadian Centre for Policy Alternatives et auteur du rapport « Making Kyoto Work : A Transition Strategy for Canadian Energy Workers » disponible sur le site www.policyalternatives.ca.

Kyoto et Emplois Verts
Par Jennifer Penney

Ralph Klein et ses amis corporatifs du Canada utilisent une vieille tactique pour inciter les travailleurs canadiens à se tourner contre la signature et la mise en œuvre du Protocole de Kyoto (ci-après « Kyoto ») : le chantage des emplois. En février, le gouvernement albertain, appuyé par les Manufacturiers et exportateurs du Canada, a prédit la perte de 450 000 emplois si Kyoto était ratifié. Un peu plus tard, la Chambre du commerce du Canada a signalé que la mise en œuvre de Kyoto entraînerait la perte de 200 000 emplois et un coût de 30 millions $ à l’économie canadienne, position qui fut appuyée par la Canadian Association of Petroleum Producers.

Jim Stanford, économiste au TCA, intitule cette situation « économie de paroles en l’air » (« economics of hot air »). Ces données ont d’abord été avancées dans le contexte du pire des scénarios, celui où le Canada se retrouvait seul pour mettre en œuvre Kyoto. De toute évidence, puisque plus de 50 pays – incluant la plupart des pays d’Europe - ont signé le Protocole, ceci ne devrait pas se réaliser. De plus, ces chiffres n’ont jamais dénombré la perte d’emplois existants, mais plutôt la diminution de la création de nouveaux postes.
Toutefois, il n’est pas surprenant que ces chiffres aient été gonflés et mal utilisés. Le chantage des emplois est une tactique qui fonctionne habituellement bien pour les grandes entreprises et leurs alliés politiques. Les travailleurs et syndicats ont été confronté à cette tactique à maintes reprises au cours des réclamations pour une meilleure législation du travail, la protection de la santé et sécurité au travail et la sauvegarde de l’environnement. Le plus étonnant est que le chantage des emplois n’a pas si bien marché durant le débat sur Kyoto jusqu’à présent. La plupart des sondages démontrent que l’appui du public à la ratification de Kyoto a très peu vacillé, malgré les avertissements de catastrophe. Un sondage Compas effectué en juillet pour le compte du Financial Post démontre que 57% des dirigeants d’entreprise admettent que les émissions de gaz à effet de serre peuvent être réduites radicalement avec peu d’incidences économiques. De plus, à l’inverse de plusieurs de leurs homologues des États-Unis, les syndicats canadiens n’ont pas rejoint les forces liguées contre la signature de Kyoto. Bien au contraire, les SCEP, TCA, SCFP, SNEGSP, CTC, ainsi que le Toronto and York Region Labour Council ont tous appuyé la ratification.
Pour quelle raison ? Il en existe plusieurs, mais une des plus importantes est que, alors que Kyoto pourrait signifier une perte d’emploi pour plusieurs membres syndiqués, un nombre encore plus grand d’emplois verts seront créés en luttant contre les changements climatiques.

Par exemple, Kyoto pourrait être une véritable bénédiction pour le secteur de la construction. Le Better Buildings Partnership, créé avec la participation du Buildings Trades Council, apporte son soutien aux améliorations énergétiques depuis huit ans à Toronto. Ce programme favorise les améliorations visant l’économie d’énergie dans tous les types d’édifices de la ville et rassemble les organismes de services éconergétiques, qui rénovent les édifices en échange d’une part des économies. Le BBP a conduit à l’amélioration énergétique de plus de 150 édifices à Toronto, à la réduction des coûts d’opération des bâtiments pour 6 millions $ et une réduction annuelle de 72 000 tonnes de CO2 d’émissions. Ah oui, environ 3 000 emplois dans la construction ont été créés. Encore plus d’emplois l’ont été dans les industries d’améliorations énergétiques, la fabrication de fenêtres à rendement énergétique supérieur et les matériaux d’isolation, par exemple. Développé nationalement, ce programme pourrait être un important créateur d’emplois, tout en créant une brèche importante dans l’émission de gaz à effet de serre au Canada.
Une progression vers une plus grande utilisation de l’énergie renouvelable pourrait augmenter le nombre de syndicats de l’énergie. Les énergies éolienne, solaire, hydroélectrique et les biogaz offrent un plus grand coefficient de main-d’œuvre et une intensité capitalistique plus faible que l’énergie non renouvelable, ce qui signifie que, pour une quantité comparable d’énergie, plus d’argent est investi sur les travailleurs et moins sur la machinerie. L’énergie éolienne, quant à elle, est en pleine expansion à travers le monde, alors que Kyoto n’est même pas encore en vigueur. Le Danemark, qui est le plus important producteur d’énergie éolienne depuis les deux dernières décennies, a quadruplé sa production de turbines, et ce dans les quatre dernières années seulement. Plus de 15 000 personnes travaillent dans ce secteur dans ce pays, pour une population de cinq millions. Des emplois en énergie renouvelable sont également créés dans la fabrication d’équipement, la construction, les opérations et l’entretien. Les syndicats du Danemark, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, de l’Espagne et de l’Australie ont tous analysé et promu les possibilités de gains d’emplois en énergie renouvelable. Les syndicats allemands ont estimé que l’Allemagne pourrait créer 58 000 emplois permanents supplémentaires dans le secteur de l’énergie, juste en doublant la part de l’énergie renouvelable dans l’économie, même s’ils ont aussi prévu la perte de 13 000 emplois dans les secteurs de l’énergie conventionnelle, incluant les mines de charbon. Une utilisation plus étendue des photovoltaïques pourrait créer 14 000 emplois en fabrication, distribution, installation et entretien. Les Electrical Trades Union et Australian Manufacturing Workers Union ont appuyé les initiatives pour emmener la fabrication de turbines et des parcs d’éoliennes dans une région minière en déclin de l’Australie et créer ainsi 2 000 nouveaux emplois.

Dans le secteur du transport, la réduction des gaz à effet de serre se matérialisera par la diminution du nombre d’automobiles et de camions et l’augmentation du transport en commun et sur rail, de l’utilisation des vélos et de la marche. En 1998, les syndicats anglais GMB et Unison se sont unis aux Amis de la terre de la Grande-Bretagne pour étudier la création d’emplois verts. Ils ont conclu qu’un programme de réduction de 10% de la circulation routière et de l’émission des gaz à effet de serre d’ici 2010 pourrait créer plus de 100 000 nouveaux emplois en fabrication d’autobus, de matériel roulant et de vélos, dans la construction et l’amélioration des infrastructures ferroviaires, la création de piste cyclables, l’opération et le maintien du transport en commun, etc.

L’idée que les efforts de lutte contre les changements climatiques peuvent créer plusieurs nouveaux emplois n’est pas nouvelle. Des études effectuées aux États-Unis, en Allemagne, en Suède, en Norvège, en Australie et ailleurs ont identifié et calculé le nombre d’emplois générés par les initiatives écologistes, incluant celles reliées à la réduction des gaz à effet de serre. En 1975, les lois et politiques environnementales avaient déjà mené à la création de plus d’un million d’emplois aux États-Unis. Une étude conduite en 1987 au Canada a repéré 130 000 nouveaux emplois dans le travail écologiste. Les chercheurs allemands ont répertorié un million d’emplois liés à l’environnement dans ce pays en 1990. En 1994, les marchés mondiaux de biens et services écologiques étaient plus importants que ceux des équipements de bureau, de l’aviation et des produits pharmaceutiques, et presque aussi grand que celui du plastique. L’an dernier, le Worldwatch Institute a estimé qu’il existe plus de 11 millions d’emplois verts à travers le monde.

En général, ces emplois ne sont pas si différents de ceux déjà occupés par les travailleurs canadiens. Les monteurs de ligne seront toujours nécessaires pour entretenir les lignes électriques des turbines éoliennes, tout comme ils maintiennent la distribution électrique des centrales à charbon. Paver des pistes cyclables requiert à peu près les mêmes compétences et équipement que pour paver des rues. Assembler des autobus et des wagons de train n’exige pas de techniques bien différentes de celles requises pour assembler des véhicules utilitaires sport. Une étude australienne datant de 1994 sur les nouveaux emplois verts démontre qu’ils passent par toute la gamme, depuis les ouvriers et le personnel de service jusqu’aux opérateurs de machinerie, artisans et professionnels.

Les initiatives environnementales peuvent également permettre le maintien de plusieurs emplois existants, qui seraient autrement éliminés par les politiques de statu quo. Les emplois dans l’agriculture, la pêche et la foresterie sont tous menacés par les changements climatiques et autres problèmes environnementaux. Les sécheresses vécues cette année – attribuées, du moins partiellement, aux changements climatiques – entraîneront l’élimination d’autres fermes dans l’ouest canadien. La baisse des niveaux d’eau de quelques-uns des cours d’eau salmonicoles encore accessibles de la Colombie-Britannique a réduit la reproduction des populations de poisson et augmenté la pression sur les communautés de pêche et sur les emplois dans cette province. Les feux de forêt causés par des températures plus chaudes et des étés plus secs se sont multipliés dans la dernière décennie, menaçant plusieurs emplois en foresterie. Le défaut de lutter contre les changements climatiques mènera à d’autres désastres dans ces secteurs et d’autres domaines.

Des pertes d’emploi surviendront sans aucun doute dans certains secteurs si nous continuons sérieusement à relever le défi de réduire l’émission des gaz à effet de serre et diminuer les changements climatiques. Les mines de charbon, l’exploitation des sables bitumineux et les centrales électriques alimentées à l’huile et au charbon devront être supprimées progressivement. La fabrication des automobiles, les voyages aériens et l’utilisation des combustibles fossiles devront être réduit. Une bonne partie de l’industrie lourde devra modifier ses pratiques de production et quelques usines seront immanquablement fermées.

Toutefois, les syndicats canadiens devraient pousser plus loin : À l’instar du SCEP, ils devraient enquêter sur les incidences des programmes de réduction des gaz à effet de serre sur leur secteur et quels emplois, le cas échéant, pourraient être menacés. Ils devraient aller au-delà de leur position défensive de transition équitable et préparer leurs propres suggestions pour atténuer les effets des changements climatiques dans les secteurs de l’économie qu’ils représentent, chercher des solutions qui, non seulement contribueront à résoudre les problèmes environnementaux, mais maximiseront également la création de nouveaux emplois de qualité pour leurs membres actuels et futurs.

Le Danish General Workers Union a pris cette initiative au milieu des années 1990. Il a établi des objectifs environnementaux réalisables pour plusieurs de leurs secteurs, incluant l’énergie, développé des programmes d’achèvement de ces objectifs, démontré comment le travail pourrait être financé et indiqué une série d’emplois qui pourraient être créés au cours du processus. Cette démarche a inspiré plusieurs autres pays d’Europe et les a incités à travailler en collaboration avec les organismes environnementaux pour mettre en œuvre leur propre programme d’emplois verts. Ce genre d’intervention par les syndicats canadiens permettrait d’intégrer les objectifs de création d’emplois aux programmes de lutte aux changements climatiques et signifier la fin du chantage des emplois.

Jennifer Penney a travaillé 20 ans pour le mouvement syndical, sur les questions de santé et sécurité au travail et environnementales. Elle a récemment complété une thèse de doctorat sur les emplois verts.

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